Que les patients se souviennent de Descartes

Que les patients se souviennent de Descartes

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Que les patients se souviennent de Descartes

Souvent on ne retient de Descartes que la fin de son raisonnement : « cogito ergo sum », alors que pour certains de nos patients les prémices ainsi que le raisonnement seraient tout aussi importantes. Cheminons sur ceux-là avec un cas concret :

-       Je crois que le monde n’existe pas, que tout n’est qu’illusion, vous n’existez pas réellement, je n’existe pas réellement.

-       Alors, expliquez-moi, selon vous, qu’est-ce qui existe ?

-       Rien.

-       Alors vous ne pourriez pas penser que rien n’existe.

-       Il existe peut-être quelque chose, mais pas cette réalité.

-       Quelque chose qui vous ferait croire en cette réalité donc.

-       Quelque chose qui tenterait de me faire croire en cette réalité.

-       Donc vous doutez de votre propre esprit, de vos propres pensées ?

-       Oui.

-       Donc vous doutez vraiment ?

-       Oui.

-       Donc, quelque chose vous fait douter, cette chose qui tente de vous faire croire en cette réalité.

-       Oui.

-       Donc, une chose est certaine, il existe au moins deux choses réelles dans cet univers, celle qui vous fait croire en cette réalité et ce que vous êtes en pensé et qui doute. Vous pensez, donc vous êtes.

-       Sans doute.

-       Vous pouvez donc tout remettre en cause, mais pas votre existence.

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