Quelques recommandations sur l’utilisation des sites de rencontres dans le cadre d’une thérapie

Quelques recommandations sur l’utilisation des sites de rencontres dans le cadre d’une thérapie

   (0)

Quelques recommandations sur l’utilisation des sites de rencontres dans le cadre d’une thérapie

L’utilisation de la nouvelle technologie a souvent sa face cachée, son côté obscur, ainsi, de nombreux psys conseillent à leurs patients en difficultés « sociales », en manque de rencontre, en difficultés amoureuses ou ayant simplement besoin d’agrandir leurs cercles de contacts de s’inscrire sur des sites de rencontres sur internet, mais combien de ces psys l’ont fait eux-mêmes pour savoir ce que cela peut donner.

Comme nous nous sommes posé la question chez UMEO, nous l’avons fait. Durant un mois nous avons simplement posté deux profils ordinaires (un homme et une femme hétérosexuels tous deux, de 40 ans, sans précisions sur la situation professionnelle), sur deux sites de rencontres célèbres qui ne font pas la promotion de relations « faciles » et nous avons juste observé les contacts que nous recevions en ne répondant que « salut, comment vas-tu ? » à ceux et celles qui prenaient contact en envoyant « salut ». Le constat est :

Pour les profils hommes, plusieurs contacts qui auraient pu avoir une suite constructive. Plusieurs autres contacts qui dès la réponse au « salut, comment vas-tu ? » demande des photos et précisent que c’est pour un engagement sérieux (voire directement le mariage et les enfants que la personne s’est inscrite sur le site). D’autres qui vont encore plus loin et demandent la situation financière, la religion, etc. de nos profils. Mais aussi, des jeunes filles qui envoient directement des photos d’elles en maillot de bain ou en tenue plutôt légère, toutes très jolies de leur personnes et qui racontent qu’elles ont souffert avec des garçons de leur âge et qu’elles cherchent un homme mûr et posé, qui sont aussi malheureusement bloquées dans un pays de l’Europe de l’Est ou de l’Afrique pour le moment pour régler des problèmes financiers (héritage, gestion de l’entreprise de papa, etc.), mais qu’elles vont vite revenir… enfin, quand elles auront trouvé le moyen pour revenir, parce que c’est compliqué, souvent parce que leur compte a été fermé en France, mais que si quelqu’un pouvait les aider ce serait bien.

Pour les profils femmes, plusieurs contacts qui auraient pu donner une suite constructive. Plusieurs contacts qui dès la réponse au « salut, comment vas-tu ? » demande le nombre d’enfants à charge et les mensurations, et d’autres qui vont encore plus loin. Quelques contacts des jeunes hommes qui racontent la même histoire que les jeunes filles du paragraphe précédent. Mais surtout des contacts qui d’entrée précise qu’ils ne sont la que pour des « plans culs », mais que ce sont des bêtes de sexe et qu’avec eux c’est l’épanouissement assuré.

Pour les hommes et pour les femmes, on compte aussi de nombreuses non-réponses au « salut, comment vas-tu ? », et de nombreuses visites sur les profils qui ne donnent lieu à aucun contact du tout.

Alors, proposer à nos patients d’utiliser les sites de rencontre sur internet peut sûrement être une bonne chose, mais il faut leur préciser qu’un côté obscur existe, que toutes les personnes inscrites sur ces sites ne cherchent pas la même chose, qu’il y a des tentatives d’arnaques, et que même sur internet, la route peut être longue. Cela leur évitera sans doute découragement et déception.

Il faudra aussi les prévenir que, par la magie d’internet, leur boîte mail sera vite envahie par des dizaines de demandes contacts sur d’autres sites de rencontre, plus ou moins directes.

Facebook comments